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Pirates des Caraibes : La Fontaine de Jouvence

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Disney continue de profiter du filon Pirates des Caraïbes. Après une trilogie en perte de vitesse, bien que cohérente si visionnée d’une traite, Rob Marshall remet le couvert pour un quatrième volet parfaitement autonome : La Fontaine de Jouvence. Johnny Depp avait stipulé qu’il ne rempilerait que si le scénario lui convenait. Il rempile : le scénario doit donc être suffisamment accrocheur pour le rappeler… Des doutes s’installent toutefois…

Le capitaine Jack Sparrow recrute des matelots et recherche un navire, telle est la rumeur qui circule à Londres. Si tout le monde le dit, elle doit être vraie. Pourtant, Jack Sparrow prend connaissance de cette rumeur sans pour autant comprendre d’où elle vient. Un imposteur ? Fort possible. En tout cas, le gouvernement anglais fait appel de manière musclée aux services du héros des trois premiers volets pour retrouver la fontaine de jouvence. Les espagnols sont d’ores et déjà à sa recherche. L’expédition britannique sera menée par le récent Corsaire, Barbossa, désormais estropié lors d’une bataille qui lui a coûté le Black Pearl. Incapable de travailler sous la menace, Jack Sparrow préfère en premier lieu démasquer son imposteur et retrouver la fontaine par ses propres moyens. L’aventure nous montrera que, comme à l’accoutumée, il aime manger à tous les râteliers…

L’histoire en elle-même ne fait pas montre d’une remarquable originalité, mais elle n’en reste pas moins suffisamment travaillée pour nous tenir en haleine jusqu’à son dénouement. Une fois encore, la puissance du film ne tient pas tant à l’écriture de son histoire, mais plutôt à celle de ses dialogues et à la prestation de Johnny Depp. Si l’humour avait quelque peu déserté le troisième épisode, il fait ici son retour fracassant avec des réparties assez inattendues et tout simplement drôles. Que ce soit Barbe Noire, Angelica, Barbossa, Gibbs, ou Scrum sont autant de personnages sachant alterner sérieux et plaisanterie. Nous amenant ainsi à retrouver ce qui faisait l’un des atouts de la série : sa constante légèreté. Les événements ont beau être dramatiques, il est difficile de les prendre pour argent comptant. Jack Sparrow arrive sans cesse à dédramatiser la situation pour ne pas stresser le plus jeune public. Johnny Depp se veut donc aussi bon que dans les précédents, habitant toujours aussi bien ce rôle de capitaine pirate. Face à lui, Angelica, sous les traits de Penelope Cruz, lui répond formidablement bien, en tout cas mieux qu’escompté. Les deux acteurs forment un réel duo comique/amoureux des plus détonants.

Dommage que certains personnages soient à l’extrême opposé de ces deux-là, notamment le missionnaire (incarné par Sam Claflin – illustre inconnu pour l’heure) et Sirena (Astrid Bergès-Frisbey – La fille du Puisatier). Les rôles avaient un réel potentiel, mais celui-ci est totalement gâché par des interprétations sans consistance de la part des deux acteurs, mention spéciale pour l’actrice française mauvaise dans son rôle de sirène. Le scénario ne les aide pas réellement non plus puisque les scènes les plus inintéressantes sont celles données à ces deux personnages. « Elle s’appelle Sirena » en mettra plus d’un mal à l’aise. Dommage. Quitte à continuer sur les mauvais points, citons la baisse de qualité de la bande son. Hans Zimmer est toujours aux commandes mais l’entreprise de modifier une quatrième fois les mêmes thèmes a rendu certains d’entre eux moins bons que par le passé, voire gênants au cours de certaines scènes.

Heureusement, Pirates des Caraïbes La Fontaine de Jouvence se laisse regarder avec plaisir, réutilisant les ficelles des précédents mais avec un Johnny Depp égal à lui-même, à savoir excellent. Nous pouvions craindre une suite facile ; pourtant, les scénaristes ont été assez futés pour offrir une histoire originale, faisant suite à celle des précédents, sans pour autant en demander une parfaite connaissance. Nul ne se sent ainsi dépasser par les événements et frustré de ne plus se souvenir de la fin du troisième. Un bon cru donc, avec une scène finale excellente, tout comme celle figurant après le générique…


6 commentaires

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  1. Mizakido

    Personnellement je l’ai trouvé bon ce quatrième film. Rien de révolutionnaire non plus, juste de quoi passer un bon moment. C’est toujours aussi improbable, un peu gros parfois, mais c’est Pirates des Caraïbes! Après je n’ai pas également compris l’intérêt de s’être autant impliqué dans les scènes entre le curé et la sirène. On les reverra dans les prochains? Ouais très bien, pas besoin d’en faire un mélodrame pas bouleversant. Je suis content de voir que tout le monde a eu la même réaction pour “Elle s’appelle… Sirena”. Une réplique qui fera date.

    Et pour une fois, j’ai trouvé un peu plus d’intérêt à (être obligé de) le voir en 3D.

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    • vidok

      Ah ? Je n’ai absolument pas parlé de 3D car j’ai voulu le voir en 2D. Raz-le-bol de payer plus cher pour des films ne profitant pas du procédé. Mis à part pour la vue sur la chute d’eau, il l’utilise vraiment ?

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      • Mizakido

        Je suis tout à fait d’accord pour la 3D. C’est qu’un gadget actuellement, ça coûte cher, et les lunettes te foutent un effet “contraste pourri” dans les yeux. Mais malheureusement à La Rochelle, sur les deux salles qui passent des films du type “blockbuster”, t’as pas souvent le choix : tu les vois en 3D ou tu vas pas les voir.

        *SPOILERS*
        Dans Pirates des Caraïbes donc, sans aller jusqu’à l’excellente utilisation dans Moi, Moche et Méchant (pour moi la seule non arnaque), il y a quelques effets sympa comme la scène de la chute d’eau (le mouvement de caméra, la poupée vaudou), certaines scènes où quelqu’un pointe son épée devant la caméra, et surtout… Le singe. Deux fois :D

        On sent une certaine volonté tout de même, pas comme dans Thor, où la 3D met à mal les modélisations déjà pas fameuses des décors. Genre la 3D ne marche que sur un plan… Au fond bah… C’est genre une texture 2D.

        Un jour on aura peut-être un film d’une heure trente aussi percutant que les publicités en 3D qui passent avant le film. ‘Tain, ça doit pas être si difficile de faire un truc du niveau du Défi d’Atlantis (ou son remplaçant) du Futuroscope.

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  2. C’est vrai que la 3D sniffe de plus en plus l’arnaque. J’ai pu m’en rendre compte avec Thor.
    Jack Sparrow, je vais zapper (futur visionnage en VOD), préférant attendre Harry Potter 7 et Transformer 3.

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  3. vidok

    Je crois que nous sommes tous d’accord qu’on nous a bien enfumés avec Thor. Maintenant, quand c’est bien fait, comme sur certains titres d’animation, je suis le premier à payer un peu plus cher pour encourager la 3D. J’ai hâte, moi aussi, de voir un blockbuster réellement utiliser ce procédé ; même si je me demande s’il ne faut pas privilégier l’image de synthèse pour offrir un rendu correct…

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  4. Kyn

    Bon j’ai lu ta critique mais pas les commentaires vu que je ne l’ai pas encore vu :D
    Ca doit être une manie … et surtout un planning difficile pour aller au ciné !!

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