Bayonetta, premières impressions

Posté par vidok le 21 octobre 2009

Depuis Devil May Cry 4, mis à part Madworld, il est difficile de dire que les joueurs ont été gâtés. Les Beat’em all se succèdent mais ne peuvent prétendre à atteindre des sommets. Heureusement, certains artistes s’activent pour offrir au genre ses lettres de noblesse. C’est ainsi que les papas de Madworld (encore eux !), Platinum Games, reviennent sur le devant de la scène avec Bayonetta. Présenté comme un DMC revu et corrigé, il est pressenti comme étant le nouveau fleuron de la castagne gothique. Un petit coup d’œil du côté du Japon nous permet d’ailleurs d’admirer la note parfaite de 40/40 donnée par Famitsu ; Bayonetta devient donc le douzième titre à obtenir cette récompense. Pour l’heure, de notre côté, il faut se contenter de la démo.

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Celle-ci est disponible sur le Playstation Store japonais. Joueurs 360, mettez-la vous sur l’oreille en attendant votre tour. Les autres, jetez-vous dessus, ce serait criminel de passer à côté ce déluge de plaisir. Dante nous avait habitués à des joutes dynamiques et stylées ; Bayonetta nous permet de passer un palier. Peut-être n’est-ce que la démo, mais toutes les vidéos, commentaires et avis convergent vers la même conclusion : Bayonetta est trippant. Impossible de sortir d’un combat sans voir son pouls grimper. Le rythme de jeu se veut soutenu, à tel point qu’il n’est pas question de poser la manette (si l’on ne valide pas le mode facile, ne demandant l’utilisation que d’une main). La démo nous met dans la peau de l’héroïne déboulant dans un lieu architecturalement similaire à une église. L’avancée se fait tranquillement… jusqu’aux premiers adversaires. A compter de ce moment, les temps morts s’effacent. Les nuées arrivent, et arrivent, et arrivent. Pas question d’affronter des hordes de pantins désarticulés. Ici, les ennemis sont réactifs, vicieux et puissants. Ne comptez pas bourriner un bouton, oh non, malheureux, votre jauge de vie ne s’en remettrait pas. D’habiles combos sont nécessaires pour désorienter vos opposants, le bouton R2 est également un allié de choix. Par une pression au bon moment, il vous est possible d’esquiver toute attaque en approche, voire même d’observer l’action au ralenti afin de mieux contre-attaquer – la vitesse de l’héroïne ne connaissant, elle, aucune baisse. Effet saisissant et parfaitement dans le tempo du titre. Le moindre déplacement, la moindre pose, l’infime détail semble issu d’une chorégraphie parfaitement maîtrisée. Plus que du combat, c’est une danse qu’Ovide nous offre. D’autant que la belle ne se contente pas du sol, elle passe le plus clair de son temps les jambes en l’air (‘ttention !), voire même sur les murs.

bayonetta-playstation-3-ps3-150Un des boss vous demande d’ailleurs de passer du sol au mur puis du mur au plafond. Tandis que dans des titres habituels l’alternance peut entraîner quelques soucis de maniabilité ; Platinum Games réussit à trouver le juste milieu entre réflexion et intuitivité. Pas question de se perdre dans la mêlée. Tout est clair et parfaitement lisible. A la manière de DMC, un bouton de Lock est présent ; en parallèle, l’héroïne est suffisamment intelligente pour viser automatiquement les adversaires, et objets, à proximité. L’enchainement Triangle et Rond permet de faire danser les ennemis au travers d’une pléiade de combos tous plus ravageurs les uns que les autres. Chose amusante : il est possible de les expérimenter durant les temps de chargement. Les développeurs ont en effet pensé à occuper les joueurs en laissant Ovide totalement libre dans un espace infini afin de tenter des combinaisons, combinaisons apparaissant sur le côté droit de l’écran comme pour les jeux de baston. Toutefois, seule l’action véritable vous permettra de lancer des fatalities. Via une pression simultanée sur les deux touches de coups, Ovide se lance dans une action qui se terminera forcément par la mort de l’ennemi. Un gigantesque dragon tiré de ses vêtements une fois – la belle se retrouvant nue (pour le plus grand bonheur de la gente masculine) – une guillotine une autre fois. La diversité et l’originalité sont de rigueur, et cela malgré la similitude avec le titre de Capcom.

bayonetta-playstation-3-ps3-144 Cette dernière se poursuit même dans l’architecture des niveaux et dans les environnements visités. Vous retrouvez ce même côté gothique et un peu mystique, avec flanquée d’éléments destructibles. Les gardiens de niveau aiment beaucoup s’amuser avec les décors. De ce point de vue, l’influence de God of War est évidente. Le gigantisme des bestioles et l’arrivée de quelques QTE bien placés finissent d’achever ce paysage qui paraît idyllique. La démo laisse comprendre que le joueur est sans cesse plébiscité par le jeu, que le scénario ne volera très certainement pas très haut mais justifiera l’aventure, que le doublage sera de qualité et que la version PS3 souffrira d’aliasing. Développée par Sega, cette version semble être moins lisse que celle sur 360. Les notes de Famitsu, 40/40 sur Xbox 360 et 38/40 sur PS3, vont dans ce sens. Bayonetta se positionne comme une perle de l’action à ne pas manquer. Sega prévenait que la version PS3 serait peut-être zonée : elle ne le sera pas ! Donc les playstation maniacs peuvent se jeter dessus les yeux fermés, voire la précommander pour obtenir la superbe OST, superbe en packaging et superbe en qualité. Pour les joueurs 360, il faudra attendre la sortie française (ou posséder une console nippone).

Dans tous les cas : futur indispensable !

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